jeudi 18 octobre 2007

Chronique: Macaza Station

Macaza Station

La Macaza

Le village de La Macaza

Au confluent du ruisseau Chaud, du ruisseau Froid et de la rivière Macaza s’est établi le village de la Macaza. Le premier arrivant, Léon Quellette s’y installe en 1886. Quelques années plus tard, en 1895, Plulias Charbonneau construit le premier moulin à scie. L’installation des chantiers de la Hamilton Brothers ainsi que la construction du chemin de fer, amènent de nouveaux colons sur les terres de La Macaza. De 1895 à 1904, la petite agglomération s’enrichit de nouvelles familles, mais aussi d’une école (1891), d’un bureau de poste, d’une église (1903), d’un magasin général et même d’un hôtel.

Dès 1900, des familles juives et un peu plus tard des familles polonaises achètent quelques lots pour s’y installer. Certaines familles juives ouvrent des pensions à partir des années 1922 à 1924, pendant que d’autres cultivent leurs terres ou travaillent dans les chantiers. Quelques Polonais et roumains sont également arrivés durant la construction du chemin de fer.

Macaza Station

Dès son ouverture en 1922, la gare accueille les voyageurs en provenance de la ville, ainsi que les courriers et toutes les marchandises pour les hôtels, les pension et le magasin général. On y fait aussi le chargement du bois et charbon.

De 1942 jusqu’à la fermeture de la gare en 1964, Achille Bélanger emploie le poste de chef de gare. Avec une équipe de huit hommes, il est en charge du transport de bois vers les scieries du sud. Son épouse quand à elle, contrôle le va et vient des passagers et des autres marchandises. A cet époque le trafic ferroviaire est important: a chaque mois des billets sont vendus au guichet de la gare pour un montant de 500$ à 600$ (le prix d’un billet ne dépassait pas 4$).

Les Bélanger ont élevé leur famille dans une maison construite en face de la gare. Situé trop près de la voie ferrée, elle fut détruite par un incendie allumé accidentellement par un tison provenant de la chaudière de la locomotive.

L’invasion de 1952

A l’été 1952, toute la région est littéralement envahie par de grosses chenilles velues. Pour faciliter la circulation des convois sur ce tapis poilu qui atteint à certains endroits presque dix centimètres, on installe de petits balais sur le devant des roues motrices de la locomotive. On épand également du sable sur la voie ferrée pour empêcher le train de glisser.

Chronique: il y a 4000 ans

Il y a 4000 ans...

De la Préhistoire à l’Histoire

Au cours de la dernière période glacière, il y a 60 000 ans, le territoire de la municipalité régionale de comté d’Antoine-Labelle, était complètement recouvert d’une couche de glace de plusieurs centaines de mètres. La fonte de la calotte glacière s’amorce il y a 18 000 ans dégageant ainsi le territoire et façonnant le paysage. La flore et la vie animale apparaissent il y a 9500 ans. Des travaux d’archéologue menés sur le territoire de la M.R.C. ont révélé qu’il y a environ 4 000 an, un peuple amérindien y vivait en permanence. Plus d’une centaine de sites archéologiques ont été découverts et ont permis d’amasser d’importantes collectons d’artefacts.

Le premier peuple d’amérindien, Les Bouclériens, occupaient le territoire de l’Outaouais et des Laurentides. Plusieurs ont émis l’hypothèse qu’ils seraient des ancêtres des Algonquins. Le mode de vie des Bouclériens était similaire à celui des Améridiens présents dans la région à l’arrivée des français, au XVIe siècle. Nomades, ils vivaient de chasse et de pêche. Des rivières comme la lièvre, la Gatineau et la Rouge leur permettaient d’accéder plus facilement à leur territoire de chasse.

La petite-Nation

Les Algonquins, qui contrôlaient au XVIe siècle la grande région de l’Outaouais et des Laurentides, se divisaient t en plusieurs groupes. Les Weskarinis, surnommés par les français la Petite Nation, étaient l’un de ses groupes. Ils avaient leur port d’attache à l’embouchure de la rivière Petite Nation près de la rivière Outaouais. Celle-ci, considérée comme la voie royale de la fourrure leur a permis d’établir des liens commerciaux privilégiés par les français. Mais le commerce des fourrures prendra de telles proportions que des rivalités entre les différentes tribus amérindiennes tourneront à la guerre.

Entre 1640 et 1670, les français livreront une guerre sans merci au peuple algonquin afin de dominer entièrement l’Outaouais et les Laurentides. Une légende raconte qu’un groupe de chasseurs avec leurs femmes et leurs enfants, en tout vingt canots, seraient tombés en embuscade tendues par les guerriers iroquois sur les rives du Petit lac Nomininingue. Tous auraient péri, sauf deux ou trois qui auraient réussi à s’échapper à travers bois.

Les conflits entre les deux tribus et les maladies épidémiques apportées par les européens feront un effet dévastateur sur la nation Algonquin. Des quelques milliers qui étaient au XVIe siècles, il ne restent que quelques familles dispersées vers 1875.

A mesure que les compagnies forestières envahissent le territoire, les autochtones sont rejetés au nord. Certains rejoindront les réserves d’Oka et de Maniwaki, d’autres essaieront tant bien que mal de s’intégrer.

Quelques toponymes comme Macaza, Kiamika, Windigo, Wabasse, Mitchinamécus et d’autres, comme Lac-Saguay (Sagwa), Lac-Nomininingue (Onamani Sakaigan), ainsi que les différents sites archéologiques, nous rappellent la présence des Algonquins et de leurs ancêtres dans la vallée de la Lièvre et de la Rouge.

Chronique: Le train entre en Gare

Le Train entre en Gare

Lorsque le sifflement de la Locomotive résonne pour la première fois le long du ruisseau Noir, un jour de décembre 1892, la population de Saint-Jovite éprouve une joie immense, mêlée de soulagement. Ce train à vapeur qui relie désormais Saint-Jovite à Montréal, voilà près de Vingt ans qu’on l’attend, que le Curé Labelle le promet, que le projet annoncé s’éteint puis renait de ses cendres au grès des discours des financiers et des homme politiques.

Fondé deux décennies auparavant par des colons venus de sainte-Agathe, le petit village de saint-Jovite à vécu jusque là dans un isolement presque total. Grâce au train, tous les espoirs sont désormais permis. « Il me semble, écrit un colon dans le journal Le Nord, que dans quelques années, ce sera dans nos montagnes comme autrefois dans la Californie, que des milliers de travailleurs viendront chercher fortune ». Finis l’isolement terrible et l’effrayant montée de chemin de la Repousse à Saint-Faustin. Dorénavant les habitant pourront acheminer leurs produits vers les marchés du sud, les marchands du village recevront rapidement leurs marchandises et l’on pourra se rendre en quelques heures à Saint-Jérome ou Montréal. Le train apporte aussi avec lui la magie du télégraphe, cette nouvelle invention qui permet de transmettre rapidement des messages à distances.

Si les rêves de prospérité fabuleuse tardent à se réaliser, les touristes, eux, descendront dès l’été suivant sur le quai de la gare. Aux chasseurs et aux pêcheurs des débuts se joignent à partir de 1905 les clients américains du Gray Rocks Inn, une auberge située au bord du lac Ouimet qui deviendra au fil des ans l’un des établissements hôteliers les plus cotés du pays et un pourvoyeur de chasse et de pêche renommé. Pendant des années des caisses remplies de quartier d’orignal et de chevreuil, de truites ou de brochets congelés se retrouve dans les hangars des marchandises de la gare, au milieu des pièces de machinerie agricole est des boites à chapeau des voyageuses. A partir des années trente, La gare de Saint-Jovite sort de sa torpeur hivernale pour accueillir les skieurs intrépides venu faire l’essai de la piste Maple Leaf ou du redoutable mont Tremblant.

Au va-et-vient des voyageurs et des marchandises s’ajoute enfin l’activité des entreprises forestières, qui ont établi leur quartier général à proximité de la gare.

Départs, arrivées, embrassades, retrouvailles : jusque dans les années cinquante, la gare de Saint-Jovite demeurera le lieu le plus animé du village, l’endroit ou tout peut arriver.

Chronique: Historique / Histoire

Historique

1769: Début de la colonisation de l’actuel territoire des Laurentides par les rivières du Chêne, puis celles du Nord, la Rouge, et la Lièvre.

1790: La Grande Ligne et quelques tronçons de route relient Montréal et diverses localités des seigneuries du nord de Montréal.

1845: L’historien F.-X Garneau propose l’appellation « Laurentides » à la chaine de montagnes qui borde la rive nord du Saint-Laurent, nom qui s’appliquera progressivement à la région.

1856: Un premier chemin carrossable relie Saint-Jérôme et Saint-Agathe.

1872: A l’occasion d’un hiver très rigoureux pour les Montréalais, un convoi de 8à voitures chargées de bois de chauffage, descendu du Nord à l’instigation du Curé Labelle, contribue à prouver l’utilité du chemin de fer pour la capitale et décide les autorités à entreprendre sa construction…

1876: Inauguration du tronçon de chemin de fer Montreal/Saint-Jérôme

1882: Le Canadian Pacifique achète l’entreprise et prolonge la voie.

1892: Un an après le décès du Curé Labelle, la ligne est prolongée et atteint Saint-Agathe et l’année suivante Labelle et Nomininingue.

1909: Le service ferroviaire baptisé « le Ptit train du nord » se rend jusqu’à Mont Laurier, contribue au développement industriel et surtout confirme la vocation touristique de la région.

1920: Pendant que diverses installations de ski alpin se développent, la Maple Leaf, une piste de ski établie par M. Herman Smith Johannsen (Jack Rabbit), relie les gares de Shawbridge (Prévost) à Mont Tremblant.

1926: La route 11 (devenue 117) relie Montréal à Mont Laurier

1930: La route est désormais ouverte aussi l’hiver entre Montréal et Saint-Jérôme

1941: Puis jusqu’à Mont-Tremblant et Mont-Laurier

1960: Interruption du service offert par le Ptit train du nord

1970: Commencée à la fin des années 50, l’autoroute 15 atteint Sainte-Agathe au début des années 1970

1977: Le Canadian Pacifique (CP), la Corporation de Développement des Laurentides (CDL) et l’Association Touristique des Laurentides (ATL) remettent en service le Ptit Train du Nord.

1981: Abandon définitif du Ptit Train du Nord

1986: Un projet de réseau muséal des gares et de réutilisation de l’emprise est présentée au sommet socio-économique régional par la Corporation des gares des Laurentides.

1988: le Conseil Régional des Loisirs des Laurentides (CRLL) assume le projet de transformation de l’emprise (CP) en par linéaire préconisé part l’ATL.

1994: Achat de l’emprise par le gouvernement du Québec et début de la location des tronçons aux Municipalités Régionales de Comtés (MRC) Antoine-Labelle, des Laurentides, des Pays-d’en-Haut et de la Rivière-du-Nord.

1996: Inauguration du parc linéaire du Ptit Train du Nord et réouverture progressive des gares.

Chroniques

Ces Chroniques, ont été le fruit de la collecte d’informations sur les différents supports que nous avons rencontré durant notre séjour (panneaux d’informations que nous avons photographiés, livres, brochures introuvables en France) et les nombreuses rencontres faites avec les Québécois (qui n’avait jamais vu quelqu’un avec ce traineau si particulier qu’est le Carrix) et qui spontanément venaient à notre rencontre ainsi que nos relations très charnelles avec la flore et surtout la faune du coin !!!

Journal de bord, Epilogue


Epilogue

Lundi 1er Octobre 2007, Villeparisis, France, 18h10


Je rentre du docteur pour me rassurer. On a beau être Accompagnateur en Montagne, encadrer des groupes, il reste des phobies: en l’espèce ma morsure du raton laveur, cette charmante bestiole qui mangeait tranquille et que j’ai essayé de virer de la proximité de ma tente, car j’en avait ras le bol qu’elle bouffe les même chips que moi !!!

Oui mais seulement il y a la rage encore dans quelques endroits d’Amérique du nord !!! Sauf qu’au final la bestiole n’était pas malade, elle bouffait tranquillement, et ma morsure sans saignement ni pincement !!!

Journal de bord, jour 20 et 21


Samedi 22 septembre 2007

&

Dimanche 23 septembre 2007

Montréal

Retour

Il est temps de rentrer, nous profitons de nos deux dernières journées pour continuer la visite de Montréal en compagnie de nos amis.. Biodôme, parc Olympique…

La journée du dimanche est consacrée à la cueillette des pommes dans la proche banlieue

Pas envie de rentrer!

Je pense déjà aux futurs projets: toujours à pieds, toujours lentement. Le Canada est immense, ma place y est peut être là…. Je pense à un kayak gonflable, aux rivières, aux saumons….

Décollage à 23h30, doux. Paris m’attend, depuis un an j’y suis installé. Juste le temps de refaire des économies, juste le temps de repérage le matériel et de repartir enfin. Nomade je suis, Nomade je reste. Où ? La réponse reste en suspend…………….