jeudi 18 octobre 2007

Chronique: il y a 4000 ans

Il y a 4000 ans...

De la Préhistoire à l’Histoire

Au cours de la dernière période glacière, il y a 60 000 ans, le territoire de la municipalité régionale de comté d’Antoine-Labelle, était complètement recouvert d’une couche de glace de plusieurs centaines de mètres. La fonte de la calotte glacière s’amorce il y a 18 000 ans dégageant ainsi le territoire et façonnant le paysage. La flore et la vie animale apparaissent il y a 9500 ans. Des travaux d’archéologue menés sur le territoire de la M.R.C. ont révélé qu’il y a environ 4 000 an, un peuple amérindien y vivait en permanence. Plus d’une centaine de sites archéologiques ont été découverts et ont permis d’amasser d’importantes collectons d’artefacts.

Le premier peuple d’amérindien, Les Bouclériens, occupaient le territoire de l’Outaouais et des Laurentides. Plusieurs ont émis l’hypothèse qu’ils seraient des ancêtres des Algonquins. Le mode de vie des Bouclériens était similaire à celui des Améridiens présents dans la région à l’arrivée des français, au XVIe siècle. Nomades, ils vivaient de chasse et de pêche. Des rivières comme la lièvre, la Gatineau et la Rouge leur permettaient d’accéder plus facilement à leur territoire de chasse.

La petite-Nation

Les Algonquins, qui contrôlaient au XVIe siècle la grande région de l’Outaouais et des Laurentides, se divisaient t en plusieurs groupes. Les Weskarinis, surnommés par les français la Petite Nation, étaient l’un de ses groupes. Ils avaient leur port d’attache à l’embouchure de la rivière Petite Nation près de la rivière Outaouais. Celle-ci, considérée comme la voie royale de la fourrure leur a permis d’établir des liens commerciaux privilégiés par les français. Mais le commerce des fourrures prendra de telles proportions que des rivalités entre les différentes tribus amérindiennes tourneront à la guerre.

Entre 1640 et 1670, les français livreront une guerre sans merci au peuple algonquin afin de dominer entièrement l’Outaouais et les Laurentides. Une légende raconte qu’un groupe de chasseurs avec leurs femmes et leurs enfants, en tout vingt canots, seraient tombés en embuscade tendues par les guerriers iroquois sur les rives du Petit lac Nomininingue. Tous auraient péri, sauf deux ou trois qui auraient réussi à s’échapper à travers bois.

Les conflits entre les deux tribus et les maladies épidémiques apportées par les européens feront un effet dévastateur sur la nation Algonquin. Des quelques milliers qui étaient au XVIe siècles, il ne restent que quelques familles dispersées vers 1875.

A mesure que les compagnies forestières envahissent le territoire, les autochtones sont rejetés au nord. Certains rejoindront les réserves d’Oka et de Maniwaki, d’autres essaieront tant bien que mal de s’intégrer.

Quelques toponymes comme Macaza, Kiamika, Windigo, Wabasse, Mitchinamécus et d’autres, comme Lac-Saguay (Sagwa), Lac-Nomininingue (Onamani Sakaigan), ainsi que les différents sites archéologiques, nous rappellent la présence des Algonquins et de leurs ancêtres dans la vallée de la Lièvre et de la Rouge.

Aucun commentaire: