
Mardi 4 septembre 2007
Saint Jérôme [ Prévost [ Piedmont [ Mont Rolland
Météo: quelques nuages, vent modéré, chaud à partir de 10h
Nombre de Kilomètres parcourus à Pieds : 30,6 km
Dénivelée Positive: 170 m
Dénivelée Négative: 85 m
Nombre de descentes significatives: 0
Horaire de l’étape:8h21
Premiers Kilomètres
Le réveil, à 8h et le départ à 12h45 !!! Nous prenons notre petit-déjeuner en face du camping dans un petit restaurant. Au menu: crêpes, œufs, fèves, patates, saucisses, bacon et toasts. Le café est à volonté, dès que votre tasse est vide, on vous la remplit !!! J’en profite donc pour me remplir, vu les kilomètres que l’on va faire aujourd’hui... Mais il faut chercher du gaz (impossible d’en transporter dans l’avion), notre réchaud Primus/Colman fonctionne avec des cartouches à vis: introuvable ici, et m’en remet donc, dépité, à un petit réchaud à alcool solide, au rendement nettement moins inférieur, mais aux recharges faciles à trouver dans n’importe quel dépanneur (petites épiceries qui sont ouvertes tard).
Pour rejoindre la piste cyclable du « Ptit Train du Nord » depuis le camping, il y a 6 kilomètres à faire via une nationale (1er feu à droite, puis tout droit, après le « Wall Mart », pour ceux que ca intéresse … Ca serait idiot que vous cherchiez le bon chemin autant que moi !!!). On tombe par hasard sur une voie ferrée, en la suivant mes pas se font de plus en plus réguliers, le rythme plus lent, posé. Chaque pieds trouve sa place. Au terminus de celle-ci, c’est le kilomètre zéro, à la gare, devant une très belle église bleu métallisé. Tout est bien indiqué, nos premiers kilomètres sur cet itinéraire se font en longeant la banlieue de Saint Jérôme, mi forêt, mi ville, avec de nombreuses traversées de routes.
Petit à petit on commence à trouver la piste sauvage qui va passer du goudron au sable tassé. Les 14 kilomètres suivant sont jusqu’à la gare de Prévost, entre rivières et forêts. Nous faisons des détours à causes de travaux par un parc résidentiel aux maisons somptueuses. A la gare, pause bouffe (viande de bœuf séché) et discussions avec de sympathiques retraités, qui comme beaucoup de Québécois sont des fous de vélo et ne comprenne pas que je me balade à pieds… Une belle montée s’annonce, douce, mais sérieuse. Une nouvelle rivière coule à nos pieds bordée de somptueux bosquets vert, bruns, oranges ; son gargouillis se fait entendre en contrebas, chaque méandre de celle-ci est un nouveau chant…
Il est 19h lorsque nous installons le bivouac, au bord de la piste. Je retrouve les automatismes qui me manquait tant depuis mon retour du tour du monde, il y a exactement un an jour pour jour: poser le Carrix, planter la tente, filtrer l’eau, préparer les plats, patienter, étendre le duvet, lire...Sauf que je ne connaissait pas les « brulots », ces toutes petites mouches de 1mm, qui vous arrachent, la peaux. A 19h, j’ai les jambes en sang, ma fichue manie de rester toujours en short !!!
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