lundi 5 novembre 2007

Chroniques: le Lac des Ecorces et le Cisco de Printemps

Lac des Ecorces

Mont-Laurier

Le Lac des Ecorces, autrefois lieu de villégiature, à de plus en plus une vocation résidentielle. Alimenté par la rivière Kiamika, il couvre une superficie de 6,5 km2 et sa profondeur varie entre 3 et 38 mètres. Outre le Doré Jaune, le grand Brochet, il y a aussi une espèce très particulière: le Cisco de Printemps.

Phénomène unique au Canada

La particularité du lac, vient que contrairement aux autres population de cisco de lac qui fraient normalement l’automne, le cisco du lac des Ecorces fraie le printemps.

C’est en 1981 que l’o, découvrait ce phénomène presque unique en Amérique du Nord.

Le Cisco de printemps fraie en profondeur, alors que le cisco de lac frayant l’automne dépose généralement ses œufs aux abords des rives. En plus du décalage de la période de fraie qui serait due en partie aux conditions thermiques du lac (la température estivale en profondeur étant élevée: 7°C, et le refroidissement automnale tardif), le cisco possède quelques différences morphologiques qui se situent au niveau de la grosseur de la tête, plus petite.

Une espèce menacée

Mais quelques facteurs rendent précaires la survie du cisco de printemps:l’introduction éventuelle, accidentelle ou intentionnelle d’espèce indésirables ou de prédateurs tel que le Touladi, l’omble moular ou la truite arc-en-ciel.

La dégradation des eaux du lac par le rejet des eaux usées de quelques villages ainsi que la pollution venant des fosses septiques non-conformes et de l’activité agricole

Le déboisement des rives pour le développement résidentiel ou pour la villégiature.

Même si la population est stable depuis 1981, le cisco de printemps est une espèce en danger.

Pour la préserver, en autres action à été mise en place une usine d’épuration des eaux...

dimanche 28 octobre 2007

Chronique: la région des Carrières

La région des carrières



Une multitudes de compagnies

Des le début du XXème siècle, Guénette s’identifie comme le centre de l’exploitation du granite dans la région des Laurentides.

Déjà en 1908, la compagnie Brodie’s Limited employait une dizaine d’homme qui travaillait environ neuf moi par année. La compagnie louait de Canadian Pacifique une petite locomotive et deux wagons pour le transport du minerai à partir de la carrière jusqu’à la station de chemin de fer. La compagnie expédiait une partie de la production à Iberbille dans les ateliers de transformation.

En 1925, l’Atlas Granite Company Limited de Montréal débute ses opérations… En 1955, elle fonctionne cinq mois par année avec huit employés. Elle exporte sa production aux états unis.

Une entreprise familiale voit le jour en 1946. Majorique Poisson avec l’aide de ses deux fils opère sous la raison sociale « Canadian Pink Granit ». La majeure partie de la production de la compagnie est exportée par camion à Barre au Vermont. Les blocs de granit sont destinés à la production de monuments ornementaux et funéraires.

La compagnie américaine Rock of Ages Canada Limited opère à Guenette depuis 1959 sous la raison sociale « société de granite Fairmont Limitée ». Le siège social est à Barre au Vermont. La compagnie possédait déjà plusieurs carrière de granite au Canada et aux Etats-Unis. Au plus fort de sa production, jusqu’à trente-cinq hommes y ont travaillé. La production (50 000 pieds cubes/année) se retrouve sur les marchés canadiens, américains et européen.



Le Granite de Guénette

Le granite extrait des carrières de Guénette est de couleur rose pale à grains fins. D’excellente qualité, il se polit bien. Son utilisation pour les monuments funéraires à augmenté sa popularité. Aujourd’hui, il est considéré comme le meilleur granit utilisé à cette fin.

Tout au début de sa production, on utilisait le granite pour faire des presses utilisées dans l’industrie des pâtes et papiers. Ila également servi pour des pavés et des bordures de trottoirs. Aujourd'hui, le secteur de la pierre monumentale et ornementale et celui de la construction représentent les principaux débouchés du granite rose de Guénette.

mercredi 24 octobre 2007

Chroniques: L'Erablière

L’érablière
Lac Saguay



Le territoire de la M.R.C. d’Antoine-Labelle est une pénéplaine au relief valonneux que l’on appelle le Plateau Laurentien. D’étroites vallées orientées nord-sud découpent le paysage. La forêt du territoire est dominée par l’érablière à bouleau jaune. L’érable à sucre accompagné du bouleau jaune (merisier) forment la majorité des feuillus. Le sapin, l’épinette blanche, le thuya et le mélèze complètent la liste des essences que l’on retrouve dans la région.
Dans l’est du canada, les érablières commerciales sont constituées d’érables à sucres, d’érables rouges ou d’érables argentés. Dans la région, les érables entaillés sont en totalité des érables à sucres. L’âge moyen du peuplement d’érables se situe autour de 75 ans.


Le temps des sucres
Au début de la colonisation, les techniques d’entaillage, de collecte et d’évaporation de l’eau d’érable étaient bien différentes de celles qui sont en vigueur aujourd’hui. L’ancêtre du chalumeau, la goutterelle consistait en une petite planchette concave d’environ 25 cm dont l’une des extrémités étaient insérée dans une entaille faite d’un coup de hache. Des « cassots » d’écorce déposés au pied de l’arbre et par la suite des sceaux en bois servaient à recueillir l’eau d’érable.
Les hommes « couraient » les érables au moyen de raquettes. L’étape de l’évaporation se faisait à l’extérieur, à l’aide d’un feu de bois au-dessus duquel était suspendu un chaudron de fonte. Vers 1910, les « bouilleuses », à l’origine de nos évaporateurs modernes, font leur apparition. A cette époque la couenne de lard salé et le rameau de sapin empêchaient le débordement du sirop. Une livre de sucre d’érable coutait entre 0,05 et 0,07 $Ca.
Diverses croyances entouraient le « temps des sucres ». L’eau d’érable sera peu abondante ou peu sucrée s’il n’y a pas beaucoup de neige pendant l’hiver ou si le cormier annonçait l’arrivée du temps des sucres et ceux des outardes, la fin de cette période. Le gel nocturne, la neige au pied des érables le matin et la bordée de neige étaient des signes avertisseurs de la coulée.


L’acériculture
Aujourd’hui les techniques acéricoles ont beaucoup évoluées. La plupart des érablières sont munies d’un système de collecte de l’eau d'érable par tubulure. Dans la M.R.C.D’Antoine-Labelle, une quarantaine d’acériculteurs sont enregistrés au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Le nombre d’érables entaillés s’élève à environ 110 000. Il faut ajouter à ces statistiques, un nombre au moins équivalent de petits producteurs qui ne sont pas sur la liste du ministère. La majorité des producteurs enregistrés possèdent entre 1000 et 25000 entailles. L’entaillage, la collecte de l’eau d’érable, l’évaporation, la filtration, la mise en contenants sont soigneusement effectués afin d’obtenir un maximum de qualité. La fabrication, le classement et la vente des produits de l’érable sont soumis à une réglementation très stricte.

mardi 23 octobre 2007

Chroniques: le Ravage du cerf de Virginie

Le Ravage
des Cerfs de Virginie




Définition d’un Ravage
Le mot « ravage » est un canadianisme représentant un chemin battu par les animaux sauvages en période hivernale. On désigne donc par ce mot, les quartiers d’hiver des ongulés, autant de l’orignal, du Caribou, que du cerf de Virginie.
Après la période du rut, le cerf qui vit en solitaire en période estivale, regagne ses quartiers d’hiver où il vivra en groupe jusqu’au printemps. Ses déplacements rendus difficiles par l ‘épaisse couverture de neige le force à se confiner à l’intérieur du ravage. La concentration des cerfs au même endroit facilite ainsi leurs déplacements, par l’établissement de sentiers bien fréquentés. Le cerf de Virginie parcours vingt kilomètres en moyenne pour revenir chaque année au même endroit. Le ravage lui assure le meilleur abri qu’il puisse trouver contre les intempéries ainsi qu’une quantité de nourriture appropriée à ses besoins.


Le ravage du Lac David

Le ravage du lac David occupe une partie du territoire des municipalités de Chute-Saint-Philippe, Lac-Saguay et Beaux-Rivages. Sa superficie a augmenté durant les deux dernières décennies passant de 20km2 en 1974 à 109km2 en 1989, ce qui le place parmi les grands ravages au Québec. Sa population est estimée à environ 3000 individus.
A l’intérieur du ravage, le régime alimentaire du cerf de Virginie se compose principalement de ramille d’érable à épis, de noisetier à long bec, d’érable à sucre et de viorne à feuilles d’aulne.
La rigueurs des hivers est un facteur important à considère pour la survie du cerf de virginie. La qualité de l’habitat hivernal est donc primordiale: les coupes forestières peuvent fournir une nourriture de qualité (jeunes repousses) et contribuer à maintenir la présence d’abris (couverts résineux) si elles sont bien planifiées et bien exécutées. Il faut donc éviter les coupes abusives qui peuvent dégrader l’habitat d’hiver de cette espèce.

lundi 22 octobre 2007

Chroniques: Chute aux Iroquois

Chute aux Iroquois



Les Amérindiens
Les informations sur les amérindiens vivant à Chute aux Iroquois à l’arrivée des premiers colons, on les retrouve dans le registre des naissances de la paroisse de la Nativité de Marie, qui nous apprend que Joseph Commandant fils de Joseph et de Catherine Groslouis est baptisé le 15 septembre 1881 et que Hormidas, un autre de leur fils, est baptisé le 5 juillet 1883.

Autre information importante que l’on retrouve dans les archives, au rôle d’évaluation municipale de septembre 1883, il est mentionné que Joseph Commandant est âgé de trente ans et qu’il occupe le lot 27 du rang A, du canton Joly.

Témoin oculaire de l’époque, voici ce que raconte le chroniqueur Testard de Montigny à la suite d’un voyage en 1884:
«A la Chute aux Iroquois on voit sur la rive est de la Rouge près du pont, adossée à une colline couverte de troncs dépouillés de leurs feuilles et de leurs écorces, une masure faite de bouleau et entourée d’un champ de blé d’Inde. Sur les murs en bois rond de cet abri, étaient appuyés des canots d’écorce, des appareils de pêche. Et quelques peaux de bêtes puantes étendues pour sécher. C'était la résidence de Joe Commandant et de Catherine Groslouis... »


Les Colons

En 1878, à l’arrivée des premiers colons ce petit village s’appelle déjà Chute aux Iroquois. En cette même année 1878, le canton où est situé ce village prend le nom de canton Joly. En 1883, la Paroisse de La Nativité de Marie atteint 300 âmes, et tel que le stipule la loi, les citoyens peuvent demander que ce territoire devienne légalement la Municipalité du canton de Joly. Ce qui fut fait.
Le 5 février 1894, le nom du village de Chute aux Iroquois est changé par le Conseil municipal de canton Joly pour celui de Labelle, à la mémoire du vénéré curé-colonisateur Antoine Labelle. Cependant en 1902, le village habité par un grand nombre de marchands et d’industriels dont les préoccupations diffèrent de celles des cultivateurs, se sépare de la municipalité du Canton Joly, pour en former une autre du nom de Municipalité du Village Labelle.
En 1973, les deux municipalités se regroupent de nouveau pour former la Municipalité de Labelle.

Chroniques: Le Curé Antoine Labelle


Le Curé Antoine Labelle
« Le Roi du Nord »



Le village de Chute aux Iroquois est peuplé au début par des colons sous l’invitation du curé Labelle. Ils sont venus des cantons environnants, aussi de France ou de Belgique, etc… Ce village devient un peu son port d’attache, et sa relation avec les colons de la Chute était unique.


Le curé Antoine Labelle: grand visionnaire
Dans une lettre adressée à Mgr Edouard-Charles Fabre, évêque de Montréal, le 11 mai 1887, le curé Labelle reconnaît l’importance du site de la Chute aux Iroquois comme un centre dynamique pour l’économie du Nord.
« La Chute aux iroquois est admirablement située pour devenir un centre important d’affaires. Voilà une petite ville qui se dessine dans l’avenir par sa position géographique, si ses habitants savent en profiter par leur esprit de concorde et d’union. On y remarque un bon hôtel, une belle école, une chapelle de 60 pieds, des magasins, moulins et surtout un magnifique pont sur une chute de 20 pieds de hauteur ».

Le Train dans les Laurentides
Ce gigantesque projet fur réalisé grâce, au début, à l’entêtement du curé Labelle.
En 1888, étant nommé par le gouvernement du Québec, sous ministre de l’agriculture et de la colonisation, cela lui permet d’exercer autant au fédéral qu’au provincial ainsi qu’au Canadian Pacifique, afin de réaliser son projet. Son chemin de fer il le veut dans un premier temps jusqu’à Chute aux Iroquois. Ce sera réalisé en 1893. Malheureusement il ne verra jamais, étant décédé le 4 janvier 1891.

jeudi 18 octobre 2007

Chroniques: Villaniville

Villaniville

Marchand

Entre 1896 et 1900, quelques familles italiennes s’installent sur les terres le long des Rapides de la rivière Rouge. En 1901, le groupe d’italien connaît une ascension marquée. La nouvelle colonie compte 74 personne, soit 5,5 % de la population de canton Marchand, ce qui en fait le groupe d’immigrants le plus important.

L’agglomération prend le nom de « Villaniville », nom d’un industriel italien, Andréa Villani, venu s’établir peu avant 1900, sur les rives de la rivière. La petite bourgade possède son bureau de poste, du nom de « Bayard » et une arrêt de train « stopover » pour prendre les passagers et les sacs de courrier.

Andréa Villani

Villani possédait un moulin à scie et une chaufferie qui servait à faire sécher le bois. Son entreprise employait une vingtaine d’hommes, qu’il recrutait au sein de la communauté italienne. Le moulin à scie fonctionnait jour et nuit.

Pour fournir son moulin, Villani coupe d’énormes quantités de bois. Il profite de la venue de quelques italiens en faveur desquels des concessions de terre sont demandées, pour agrandir son domaine. Mais l’argent des terre de la Couronne n’est pas dupe et il refuse. Un article paru dans le journal La Presse le 2& septembre, indique que l’on s’inquiète du déboisement démesuré des forêts du Canton Marchand. On préconise alors la classification des terres en deux catégories: cultivables et non-cultivables. Celles qui sont cultivables seraient vendues aux colons, les autres seraient considérées comme terre à bois et vendues en conséquence.

Un rêve envolé en fumée

Dés son arrivé, Villani entretient le rêve de construire une magnanerie pour faire l’élevage des vers à soie. Il croyait pouvoir adapter les techniques d’élevage du ver à soie en fonction des dures conditions climatiques du Canada. En effet, le mûrier, dont les feuilles leur servent de nourriture, risque de ne pas supporter les rigueurs de l’hiver. Malgré ces difficultés, Villan i voyait grand ! Il rêvait de créer des filature comme ne France et en Italie. Et pourquoi pas ? Avec l’établissement du chemin de fer, il était possible de créer une industrie originale. Mais en 1908, alors que la construction de la magnanerie est en marche et que des quantités énormes de bois sont entassées

tout autour du moulin à scie, un feu de forêt, causé involontairement par les employés du chemin de fer, ravage l’entreprise et entraine la fermeture de Villaniville. Aujourd’hui il n’en reste que quelques vestiges….

Chroniques: Ecurie de la Riordon

Ecurie de la Riordon

L’Annonciation

Les entreprises forestières

En 1898, James Kewley Ward, industriel de Westmount et propriétaire d’un chantier à la Macaza cède ses droits de coupe à la Riordon Pulp and Paper Company Limited. Le 16 octobre 1912, la G.H. Perley qui possédait 623 miles de forêt (1613 km2) concède a cette dernière ses droits sur les limites de la rivière Rouge. Finalement en 1918, la Riordon Pulp and Paper Compny Limited acquiert la Church and Fee de Labelle. Elle domine alors l’exploitation forestière de la Rouge. En 1921, elle prend le nom de Riordon Compagny Ltd.

Entre 1915 et 1925, la production dépasse la demande et une guerre de prix force le regroupement de certaines compagnies tandis que d’autres disparaissent. La Canadian International Paper Company profite de cette situation instable pour acquérir l’immense domaine de la Riordon Company Ltd, en 1922.

L’écurie

Lors de l’achat de la G.H. Perley par la Riordon Company Ltd, celle-ci choisit de fermer le moulin à scie, l’écurie et les résidences des employés que possédait la défunte compagnie et de reconstruire une écurie près de la voie d’évitement de la station de l’Annonciation afin de faciliter le transport des marchandises.

Grand bâtiment à deux étages, l’écurie est entièrement reconstruite en planche d’Epinette. Elle mesure environ 33,5 m x 12 m. Le rez-de-chaussée abritait les chevaux utilisés par la compagnie, entre autre pour le transport des marchandises sur le site des différents chantiers. L’étage supérieur servait à entreposer le foin, l’avoine et la paille pour les chevaux et les denrées alimentaires comme les fèves, pois, mélasse, lard salé et la farine. Les marchandises étaient transportées de la voie d’évitement du Canadien Pacifique directement à l’étage supérieur de l’écurie.

En 1957, la Canadian International Paper n’a plus besoin de l’écurie et la vend à un citoyen de l’Annonciation qui l’utilise depuis pour l’entreposage de matériaux divers.

Chronique: Rapide des Italiens

Rapides des Italiens

Marchand

Au tournant du XXe siècle, quelques familles italiennes s’installent sur les terres côtoyant le Rivière Rouge dans le canton Marchand tout près d’une suite de rapides qui tout naturellement prennent le nom de « Rapides des Italiens ». A la Période de la Drave, les Rapides des Italiens avaient la réputation d’être difficile à franchir, à cause des embâcles (bouchons de billots qui arrêtaient la circulation de la Drave). Aujourd’hui, les Draveurs ont laissé la place aux canoteurs.

Le Canot-camping

Les Rapides des Italiens se classent au deuxième rang en importance après la longue série de rapides des « vingt et un milles » à la tête de la rivière Rouge, dans la réserve faunique Rouge-Matawin. D’une longueur de 2 km, ils se caractérisent par une très bonne navigabilité pendant toute la saison estivale: en effet même par eaux très basse, le canoteur peut s’aventurer à descendre les rapides dans une suite presque ininterrompue de R-II (rapides classe 2) et se termine finalement par un R-III situé sous le pont des Chars à la Macaza. Ces rapides ont été baptisés Les Petites sœurs ou Rapides des Sœurs. Pour les éviter un sentier de portage à été aménagé.

Le niveau de difficulté rencontré nécessite de la part des Canoteurs la connaissance des manœuvres d’eau vive telle que l’arrête contre-courant et le bas arrière afin que l’embarcation ne se remplisse d’eau. Et devienne incontrôlable. De nombreux clubs de canot-camping de la région métropolitaine utilisent les rapides comme site école d’apprentissage du canotage d’eau vive.

La Rivière Rouge est considérée comme étant la plus belle des rivières accessibles de Montréal et d’Ottawa. De plus elle offre une grande diversité convenant à tous les goûts et à toutes les forces. Depuis 1969 la fédération Québécoise de canot-camping fait la promotion du Canotage.

Chronique: Macaza Station

Macaza Station

La Macaza

Le village de La Macaza

Au confluent du ruisseau Chaud, du ruisseau Froid et de la rivière Macaza s’est établi le village de la Macaza. Le premier arrivant, Léon Quellette s’y installe en 1886. Quelques années plus tard, en 1895, Plulias Charbonneau construit le premier moulin à scie. L’installation des chantiers de la Hamilton Brothers ainsi que la construction du chemin de fer, amènent de nouveaux colons sur les terres de La Macaza. De 1895 à 1904, la petite agglomération s’enrichit de nouvelles familles, mais aussi d’une école (1891), d’un bureau de poste, d’une église (1903), d’un magasin général et même d’un hôtel.

Dès 1900, des familles juives et un peu plus tard des familles polonaises achètent quelques lots pour s’y installer. Certaines familles juives ouvrent des pensions à partir des années 1922 à 1924, pendant que d’autres cultivent leurs terres ou travaillent dans les chantiers. Quelques Polonais et roumains sont également arrivés durant la construction du chemin de fer.

Macaza Station

Dès son ouverture en 1922, la gare accueille les voyageurs en provenance de la ville, ainsi que les courriers et toutes les marchandises pour les hôtels, les pension et le magasin général. On y fait aussi le chargement du bois et charbon.

De 1942 jusqu’à la fermeture de la gare en 1964, Achille Bélanger emploie le poste de chef de gare. Avec une équipe de huit hommes, il est en charge du transport de bois vers les scieries du sud. Son épouse quand à elle, contrôle le va et vient des passagers et des autres marchandises. A cet époque le trafic ferroviaire est important: a chaque mois des billets sont vendus au guichet de la gare pour un montant de 500$ à 600$ (le prix d’un billet ne dépassait pas 4$).

Les Bélanger ont élevé leur famille dans une maison construite en face de la gare. Situé trop près de la voie ferrée, elle fut détruite par un incendie allumé accidentellement par un tison provenant de la chaudière de la locomotive.

L’invasion de 1952

A l’été 1952, toute la région est littéralement envahie par de grosses chenilles velues. Pour faciliter la circulation des convois sur ce tapis poilu qui atteint à certains endroits presque dix centimètres, on installe de petits balais sur le devant des roues motrices de la locomotive. On épand également du sable sur la voie ferrée pour empêcher le train de glisser.

Chronique: il y a 4000 ans

Il y a 4000 ans...

De la Préhistoire à l’Histoire

Au cours de la dernière période glacière, il y a 60 000 ans, le territoire de la municipalité régionale de comté d’Antoine-Labelle, était complètement recouvert d’une couche de glace de plusieurs centaines de mètres. La fonte de la calotte glacière s’amorce il y a 18 000 ans dégageant ainsi le territoire et façonnant le paysage. La flore et la vie animale apparaissent il y a 9500 ans. Des travaux d’archéologue menés sur le territoire de la M.R.C. ont révélé qu’il y a environ 4 000 an, un peuple amérindien y vivait en permanence. Plus d’une centaine de sites archéologiques ont été découverts et ont permis d’amasser d’importantes collectons d’artefacts.

Le premier peuple d’amérindien, Les Bouclériens, occupaient le territoire de l’Outaouais et des Laurentides. Plusieurs ont émis l’hypothèse qu’ils seraient des ancêtres des Algonquins. Le mode de vie des Bouclériens était similaire à celui des Améridiens présents dans la région à l’arrivée des français, au XVIe siècle. Nomades, ils vivaient de chasse et de pêche. Des rivières comme la lièvre, la Gatineau et la Rouge leur permettaient d’accéder plus facilement à leur territoire de chasse.

La petite-Nation

Les Algonquins, qui contrôlaient au XVIe siècle la grande région de l’Outaouais et des Laurentides, se divisaient t en plusieurs groupes. Les Weskarinis, surnommés par les français la Petite Nation, étaient l’un de ses groupes. Ils avaient leur port d’attache à l’embouchure de la rivière Petite Nation près de la rivière Outaouais. Celle-ci, considérée comme la voie royale de la fourrure leur a permis d’établir des liens commerciaux privilégiés par les français. Mais le commerce des fourrures prendra de telles proportions que des rivalités entre les différentes tribus amérindiennes tourneront à la guerre.

Entre 1640 et 1670, les français livreront une guerre sans merci au peuple algonquin afin de dominer entièrement l’Outaouais et les Laurentides. Une légende raconte qu’un groupe de chasseurs avec leurs femmes et leurs enfants, en tout vingt canots, seraient tombés en embuscade tendues par les guerriers iroquois sur les rives du Petit lac Nomininingue. Tous auraient péri, sauf deux ou trois qui auraient réussi à s’échapper à travers bois.

Les conflits entre les deux tribus et les maladies épidémiques apportées par les européens feront un effet dévastateur sur la nation Algonquin. Des quelques milliers qui étaient au XVIe siècles, il ne restent que quelques familles dispersées vers 1875.

A mesure que les compagnies forestières envahissent le territoire, les autochtones sont rejetés au nord. Certains rejoindront les réserves d’Oka et de Maniwaki, d’autres essaieront tant bien que mal de s’intégrer.

Quelques toponymes comme Macaza, Kiamika, Windigo, Wabasse, Mitchinamécus et d’autres, comme Lac-Saguay (Sagwa), Lac-Nomininingue (Onamani Sakaigan), ainsi que les différents sites archéologiques, nous rappellent la présence des Algonquins et de leurs ancêtres dans la vallée de la Lièvre et de la Rouge.

Chronique: Le train entre en Gare

Le Train entre en Gare

Lorsque le sifflement de la Locomotive résonne pour la première fois le long du ruisseau Noir, un jour de décembre 1892, la population de Saint-Jovite éprouve une joie immense, mêlée de soulagement. Ce train à vapeur qui relie désormais Saint-Jovite à Montréal, voilà près de Vingt ans qu’on l’attend, que le Curé Labelle le promet, que le projet annoncé s’éteint puis renait de ses cendres au grès des discours des financiers et des homme politiques.

Fondé deux décennies auparavant par des colons venus de sainte-Agathe, le petit village de saint-Jovite à vécu jusque là dans un isolement presque total. Grâce au train, tous les espoirs sont désormais permis. « Il me semble, écrit un colon dans le journal Le Nord, que dans quelques années, ce sera dans nos montagnes comme autrefois dans la Californie, que des milliers de travailleurs viendront chercher fortune ». Finis l’isolement terrible et l’effrayant montée de chemin de la Repousse à Saint-Faustin. Dorénavant les habitant pourront acheminer leurs produits vers les marchés du sud, les marchands du village recevront rapidement leurs marchandises et l’on pourra se rendre en quelques heures à Saint-Jérome ou Montréal. Le train apporte aussi avec lui la magie du télégraphe, cette nouvelle invention qui permet de transmettre rapidement des messages à distances.

Si les rêves de prospérité fabuleuse tardent à se réaliser, les touristes, eux, descendront dès l’été suivant sur le quai de la gare. Aux chasseurs et aux pêcheurs des débuts se joignent à partir de 1905 les clients américains du Gray Rocks Inn, une auberge située au bord du lac Ouimet qui deviendra au fil des ans l’un des établissements hôteliers les plus cotés du pays et un pourvoyeur de chasse et de pêche renommé. Pendant des années des caisses remplies de quartier d’orignal et de chevreuil, de truites ou de brochets congelés se retrouve dans les hangars des marchandises de la gare, au milieu des pièces de machinerie agricole est des boites à chapeau des voyageuses. A partir des années trente, La gare de Saint-Jovite sort de sa torpeur hivernale pour accueillir les skieurs intrépides venu faire l’essai de la piste Maple Leaf ou du redoutable mont Tremblant.

Au va-et-vient des voyageurs et des marchandises s’ajoute enfin l’activité des entreprises forestières, qui ont établi leur quartier général à proximité de la gare.

Départs, arrivées, embrassades, retrouvailles : jusque dans les années cinquante, la gare de Saint-Jovite demeurera le lieu le plus animé du village, l’endroit ou tout peut arriver.

Chronique: Historique / Histoire

Historique

1769: Début de la colonisation de l’actuel territoire des Laurentides par les rivières du Chêne, puis celles du Nord, la Rouge, et la Lièvre.

1790: La Grande Ligne et quelques tronçons de route relient Montréal et diverses localités des seigneuries du nord de Montréal.

1845: L’historien F.-X Garneau propose l’appellation « Laurentides » à la chaine de montagnes qui borde la rive nord du Saint-Laurent, nom qui s’appliquera progressivement à la région.

1856: Un premier chemin carrossable relie Saint-Jérôme et Saint-Agathe.

1872: A l’occasion d’un hiver très rigoureux pour les Montréalais, un convoi de 8à voitures chargées de bois de chauffage, descendu du Nord à l’instigation du Curé Labelle, contribue à prouver l’utilité du chemin de fer pour la capitale et décide les autorités à entreprendre sa construction…

1876: Inauguration du tronçon de chemin de fer Montreal/Saint-Jérôme

1882: Le Canadian Pacifique achète l’entreprise et prolonge la voie.

1892: Un an après le décès du Curé Labelle, la ligne est prolongée et atteint Saint-Agathe et l’année suivante Labelle et Nomininingue.

1909: Le service ferroviaire baptisé « le Ptit train du nord » se rend jusqu’à Mont Laurier, contribue au développement industriel et surtout confirme la vocation touristique de la région.

1920: Pendant que diverses installations de ski alpin se développent, la Maple Leaf, une piste de ski établie par M. Herman Smith Johannsen (Jack Rabbit), relie les gares de Shawbridge (Prévost) à Mont Tremblant.

1926: La route 11 (devenue 117) relie Montréal à Mont Laurier

1930: La route est désormais ouverte aussi l’hiver entre Montréal et Saint-Jérôme

1941: Puis jusqu’à Mont-Tremblant et Mont-Laurier

1960: Interruption du service offert par le Ptit train du nord

1970: Commencée à la fin des années 50, l’autoroute 15 atteint Sainte-Agathe au début des années 1970

1977: Le Canadian Pacifique (CP), la Corporation de Développement des Laurentides (CDL) et l’Association Touristique des Laurentides (ATL) remettent en service le Ptit Train du Nord.

1981: Abandon définitif du Ptit Train du Nord

1986: Un projet de réseau muséal des gares et de réutilisation de l’emprise est présentée au sommet socio-économique régional par la Corporation des gares des Laurentides.

1988: le Conseil Régional des Loisirs des Laurentides (CRLL) assume le projet de transformation de l’emprise (CP) en par linéaire préconisé part l’ATL.

1994: Achat de l’emprise par le gouvernement du Québec et début de la location des tronçons aux Municipalités Régionales de Comtés (MRC) Antoine-Labelle, des Laurentides, des Pays-d’en-Haut et de la Rivière-du-Nord.

1996: Inauguration du parc linéaire du Ptit Train du Nord et réouverture progressive des gares.

Chroniques

Ces Chroniques, ont été le fruit de la collecte d’informations sur les différents supports que nous avons rencontré durant notre séjour (panneaux d’informations que nous avons photographiés, livres, brochures introuvables en France) et les nombreuses rencontres faites avec les Québécois (qui n’avait jamais vu quelqu’un avec ce traineau si particulier qu’est le Carrix) et qui spontanément venaient à notre rencontre ainsi que nos relations très charnelles avec la flore et surtout la faune du coin !!!

Journal de bord, Epilogue


Epilogue

Lundi 1er Octobre 2007, Villeparisis, France, 18h10


Je rentre du docteur pour me rassurer. On a beau être Accompagnateur en Montagne, encadrer des groupes, il reste des phobies: en l’espèce ma morsure du raton laveur, cette charmante bestiole qui mangeait tranquille et que j’ai essayé de virer de la proximité de ma tente, car j’en avait ras le bol qu’elle bouffe les même chips que moi !!!

Oui mais seulement il y a la rage encore dans quelques endroits d’Amérique du nord !!! Sauf qu’au final la bestiole n’était pas malade, elle bouffait tranquillement, et ma morsure sans saignement ni pincement !!!

Journal de bord, jour 20 et 21


Samedi 22 septembre 2007

&

Dimanche 23 septembre 2007

Montréal

Retour

Il est temps de rentrer, nous profitons de nos deux dernières journées pour continuer la visite de Montréal en compagnie de nos amis.. Biodôme, parc Olympique…

La journée du dimanche est consacrée à la cueillette des pommes dans la proche banlieue

Pas envie de rentrer!

Je pense déjà aux futurs projets: toujours à pieds, toujours lentement. Le Canada est immense, ma place y est peut être là…. Je pense à un kayak gonflable, aux rivières, aux saumons….

Décollage à 23h30, doux. Paris m’attend, depuis un an j’y suis installé. Juste le temps de refaire des économies, juste le temps de repérage le matériel et de repartir enfin. Nomade je suis, Nomade je reste. Où ? La réponse reste en suspend…………….

Journal de Bord, jour 19


Vendredi 21 septembre 2007

Camping des Barges

Mont Laurier

Mont Laurier Montréal (trajet en bus)

Météo: grand beau

Nombre de Kilomètres parcourus à Pieds : 13,6

Dénivelée Positive:

Dénivelée Négative:

Nombre de descentes significatives: 0

Horaire de l’étape:

Altitude du bivouac:

Position GPS du bivouac (système de référence WGS 84): du camping le soir

l N 46°33.513’

l WO 75°24.442’

Température relevée: 26° à 13h

Final

Lever à 8/9h, fin du journal des jours précédents, petit dej. On fait sécher le matériel et rechargeons une dernière fois tout cela sur nos engins: Carrix et Vtt. Il nous faut rejoindre Mont Laurier: un car vas nous ramener sur Montréal où nous attendent Sophie et Anthony, nos amis. Nous empruntons pour la dernière fois la piste cyclable du Ptit train du Nord, ce qui nous fait éviter la 117 Nord et ses camions. Le trajet est connu, mais j’en goute tous les instants: pas après pas, je me dis que ma vie est là, dans la marche, dans ce métier que j’ai choisit, celui d’Accompagnateur en Moyenne Montagne. La réponse à mes questions depuis mon retour en France, est là, devant chacun de mes pas: mon métier, ma passion.

16h30 les affaires sont chargés dans le bus, le retour se fait sans un mot, sauf quand nous retrouvons un endroit connu, âpres nos 450 kilomètres fait intégralement avec nos propres moyen.

22h30, Montréal, nous rechargeons nos « bestioles », pour les trois derniers kilomètres de l’arrêt de bus, jusqu'à la maison de nos amis.

Bières, embrassades et dodo….

Journal de Bord, jour 18


Jeudi 20 septembre 2007

Camping des Barges

Lac des Ecorces Village

Aller/Retour

Météo: grand beau

Nombre de Kilomètres parcourus à Pieds : 7,05

Dénivelée Positive:

Dénivelée Négative:

Nombre de descentes significatives: 0

Horaire de l’étape:

Altitude du bivouac:

Position GPS du bivouac (système de référence WGS 84): du camping le soir

l N 46°33.513’

l WO 75°24.442’

Température relevée:

Repos….

Nuit bruyante. Aller/Retour jusqu’au village du lac des Ecorces, en longeant la 117 sud, à pieds tous les deux, au même rythme. Notre première fois depuis + de 400 kilomètres ! Nous y prenons notre petit dej et lisons pour la première fois les nouvelles , qui comme d’habitude, ne sont pas d’un grand d’intérêt. On fait les courses et nous passons la journée a nous prélasser sur le ponton du lac, et à mettre à jours notre journal de bord.

Le soir, nous retrouvons nos copains les ratons laveurs, toujours aussi gourmands, attirés par l’odeur de la poubelle suspendue au-dessus de la tente, sur une branche d’arbre. Ca a le don d’énerver Bénédicte, car ils sont plutôt du genre persévérant. Ca me fait pisser de rire, surtout quand elles repartent penaudes sans rien, la tète rasant la terre.

De cette journée, avec le coucher du soleil sur le ponton, manque finalement ses heures de marche, ses heures de réflexions, et c’est là que je me sent bien, nomade….

Journal de bord, jour 17


Mercredi 19 septembre 2007

Petit lac du cerf (camping dicaire)

Kiamika

Bifurcation pour Val Barret

Pisciculture de Val Barret

Lac des Ecorces

Camping des Barges

Météo: grand beau, chaud, cumulus de beau temps...

Nombre de Kilomètres parcourus à Pieds : 43,05

Dénivelée Positive: 290 m

Dénivelée Négative: 245 m

Nombre de descentes significatives: 0

Horaire de l’étape: 9h en comptant les pauses

Altitude du bivouac:

Position GPS du bivouac (système de référence WGS 84): du camping le soir

l N 46°33.513’

l WO 75°24.442’

Température relevée: dans l’après-midi sur le chemin 43°C

C’est la Grèce ou bien ?

La grosse étape, un peu difficile a faire avaler à bénédicte. Premiers kilomètres jusqu’au village du cerf, puis remontée jusqu’à Kiamika en plein cagnard: lignes droites mais cette fois avec nos paysages dégagés du Far West, plutôt la Petite Maison dans la Prairie. On nous informe à Kiamika, que tous les camping sont fermés et la route parsemé de terrain privés pleins de vaches. Conclusion il nous faut aller de nouveau rejoindre le lac des Ecorces, à plus de 20 kilomètres de là (on vient d’en faire 20 déjà). Route droite, paisible, il fait quand même 31° au soleil et il y a pas d’ombre. Plusieurs fois je manque de tomber dans les pommes. On passe le cap des 43° au soleil, j’en peut plus. La pisciculture passée, nous rejoignons le lac des écorces que nous avions croisé il y a quelques jours. Bifurcation à droite, 6 kilomètres dont 4 de piste et deux de route sur la 117 sud, au bord de la route, où je me fait raser par de gros camions chargés de bois. C’est limité à 90km/h, tu parles ….

Le camping des barges, nous attend prés d’un nouveau petit lac, nous nous y installons tard, crevés… Nous comprenons durant le nuit, pourquoi il s’appelle « barges », parce que très près de la route (on a pas trouvé d’autres) et très bruyant avec les camions qui passent proches durant la nuit.

Journal de bord, jour 16


Mardi 18 septembre 2007

Lac des Iles (camping de la presqu’île)

Petit lac du cerf (camping)

Météo: grand beau et de plus en plus chaud

Nombre de Kilomètres parcourus à Pieds : 23,5 de route asphaltée !!!

Dénivelée Positive: 210 m

Dénivelée Négative: 190 m

Nombre de descentes significatives: 0, pas suis pas d’accord avec ma Suunto !

Horaire de l’étape: 6h29

Altitude du bivouac:

Position GPS du bivouac (système de référence WGS 84):

l N 46°18.171’

l WO 75°31.570’

Température relevée:

Mouffette, la bête puante !!!

La brume le matin sur le lac, lève un voile doux sur cette journée. Mes pas imprime une trace dans le gazon où s’est déposé la rosée ce matin. Zen… Petit à petit nous nous préparons et quittons avec regret ce merveilleux lieu, où les pêcheurs le matin sont à la recherche de quelques prises…

Le reste est moins réjouissant: nous suivons la « 311 sud » , une route à deux voies, même si la circulation y est faible. C’est une accumulation de grande ligne droite, au milieu des forets. Un raton laveur s’est fait écrasé, il sert de déjeuner a des vautours noirs qui se moque de ma présence en passant. Apres 18 kilomètres, c’est la bifurcation vers le petit lac du Cerf. Les 5 derniers kilomètres sont plus sympa, entrecoupés de superbes lacs et de montées toujours aussi courtes et raides.

Installation dans un camping désert, nous sommes les seuls. Enfin seul, façon de parler, car une odeur se fait sentir, indéfinissable, mais vraiment pas agréable. L’explication ? Un putois !!! Je connaissait pas l’odeur, et si je devais la décrire, je dirais que vous prenez celle d’un voiture ajoutée à celles d’un œuf pourri. Le truc c’est que c’est persistant.

Du coup la nourriture est tout de suite moins bonne. Je vais a sa rencontre et me ravise, cette bestiole et un des principaux facteur du virus de la rage dans la région. Le nom québécois c’est la Mouffette !!! Pourtant ca parai très câlin….

Journal de bord, jour 15


Lundi 17 septembre 2007

Mont Laurier - Gîte « les Rives du Lac »

Lac des Iles (camping de la presqu’île)

Météo: grand beau

Nombre de Kilomètres parcourus à Pieds : 30,0 km + 4 km A/R en vélo

Dénivelée Positive: 405 m

Dénivelée Négative: 390 m

Nombre de descentes significatives: 1

Horaire de l’étape: 6h29

Altitude du bivouac:

Position GPS du bivouac (système de référence WGS 84):

l N 46°25.238’

l WO 75°31.562’

Température relevée: à l’intérieur de la chambre du gîte: 21°C

Far West au canada !!!

Pour cette dernière semaine (déjà), nous longeons tout d’abord la « 390 Sud », puis la « 117 Nord », ces routes qui sillonnent le Québec. Notre choix est le bon, nous les quittons vite pour trouver un paysage qui se dégage de plus en plus. Rang 5 (route départementale), nous prenons à 90° à gauche. D’immenses champs qui servent de pâturent pour de gros troupeaux de vaches et de cultures du foin. Celui-ci est emmailloté dans du plastique sur des dizaines de mètres et forme de long ver de terre blanc. Les fermes sont en deux parties: une grande grange en bois à la forme bien typique sur laquelle est adossée un silo a grain en métal faisant penser à un observatoire astronomique et une belle bâtisse servant d’habitation, prés d’un jardin au gazon tondu au millimètre. Premiers lacs, immenses. Ce qui change, c’est qu’ils ont des iles, et pas des petites: couvertes de forêts. De nombreuses maisons sont construites sur leurs bords, magnifiques, avec de nombreuses piscines semi enterres. D’ailleurs quand on voit des panneaux de vente, c’est toujours avec minimum 5 hectares de terrain, et pour deux moins que le prix en France. Il nous faut pas loin de 6 kilomètres pour rejoindre notre camping sur la presqu’ile d’en face ! Celui-ci est calme, c’est la fin de la saison, les couleurs d’automnes apparaissent, nos voisins immédiats sont à 100m, font un feu avec un bière devant une vue imprenable. Nous faisons de même, et allons nous coucher...